par blackula » Mar 18 Mai 2010, 06:20
Par rapport à michael moore, je ne vois pas ses films vraiment comme documentaire, mais plutôt comme des pamphlets. Il veut dire quelque chose, et quelque soit la maniére lourde ou parfois un peu plus sensible, je pense qu'il y arrive. La finalité est plus dans le message qu'il veut susciter, que dans des informations que l'on peut avoir ailleurs. c'est un exercice de montage, donc évidemment de "mensonges" (c'est l'ancien monteur qui parle). Une telle méthode n'étant pas objective, il est sur que des portraits à charge sur des acteurs malades d'alzheimer peuvent choquer. Mais il ne faut pas oublier, que ces mêmes acteurs tout aussi malade d'alzheimer pronaient l'utilisation des armes comme ultime rempart contre le diktat de l'état ou un ennemi imaginaire (les Niçois par exemple)et se faisaient applaudir sans que cela choque...
sinon pour revenir au documentaire, pas d'ordre, mais ceux qui m'ont marqué:
-shoah. ça dure 9h, il y a des panoramiques qui en dure la moitié, la position de Lanzmann est détestable ("seul moi peut parler des camps de concentration"). Mais c'est profond, philosophique et nous en apprends autant sur la guerre que sur l'homme comme peu d'œuvres avant on su le faire.
-meurtre à Abidjan (1999)
-Philadelphia: fusillade de Mole Street (1997) (TV)
Ce sont deux docus réalisés par mosco boucault passé sur arte, mais qui n'existe pas en dvd et c'est bien dommage.
Pour philadelphia, on se croirait dans "the wire". C'est une enquête de 2 flics, autour d'un homme qui s'est fait descendre par une balle perdue (si je me rappelle bien.) Les flics sont fatigués, et se demandent bien pourquoi ils continuent à chercher un coupable alors que tout le monde s'en fout (ou presque). Mais au fond ils font leur métier, péniblement car les indices et les témoins sont inexistants, et trouvent même le coupable qui se fera arrêter en douceur après avoir frapper à sa porte (pas enfoncer).
pour "...abidjan", c'est encore plus marquant. Un policier enquête sur un meurtre d'un homme au coeur d'un bidonville.L'aspect tribal, mais aussi le quotidien miséreux, de la population rende l'enquête impossible. mais là aussi, il y a un coupable qui sera trouvé.au delà de ce fil rouge c'est un portrait en creux de la côte d'ivoire qui se dessine.
-Les films judiciaires de Depardon (10 éme chambre, faits divers)
-Lost in la Mancha
-super size me
"I know you and Frank were planning to disconnect me. And that's something I cannot allow to happen."
Hal 9000, joueur névrosé du FRCD