Putain, la déception. Je ne mets pas de note pour l'instant car elle est serait liée au fait que le film m'a plus que décontenancé mais sérieusement, je ne sais pas du tout quoi en penser. Cela ne m'a pas déplu, j'ai passé un agréable moment car la période dépeinte m'a passionnée ado et reste chère à mon coeur. Mais voilà, après un film aussi définitif que son précédent, je ne suis pas sûr de comprendre vraiment ce que veut faire Tarantino. Je crois que c'est surtout la fin qui me perturbe, je ne la comprends pas. Mais bon, Pitt et DiCaprio sont tellement d'immenses acteurs que le temps file à toute vitesse.
Bon, je suis capable d'y retourner dans 3 jours et de mettre 10.
Qu'est-ce que tu comprends pas à la fin ? Si tu connais un peu le drame Sharon Tate / Manson family, c'est pas compliqué de capter où veut en venir Tarantino quand même ... ^^ Il réécrit juste l'histoire en dézinguant, avec les formes, des enfoirés. Cette fin est tout simplement jouissive, Pitt qui lance son clébard sur Tex, Di Caprio qui finit la tarée dans la piscine au lance flamme, j'étais euphorique perso.
Avec Altamont, l'assassinat de Sharon Tate, c'est vraiment les symboles de la fin de l'ère hippy et d'une époque bénie faite d'insouciance et de vie facile. En réécrivant l'histoire, Tarantino fait durer cette période.
Ca a 1.000 fois plus de sens que la fin d'Inglorious Basterds en plus d'être sacrément jouissif et drôle. Le coup du lance flamme, même Madame n'en pouvait plus.
Evidemment, je connais plus que bien l'histoire de Sharon Tate. Je rappel que je suis le seul fan à ma connaissance du cinéma de Polanski sur ce forum^^ et pour avoir lu plusieurs livres évoquant l'affaire, je connais même les détails les plus sordides de son assassinat...
Je crois que j'ai eu la mauvaise attitude en allant voir le film, bien qu'elle fût de bonne foi. J'avais tellement adoré Les 8 Salopards qui me semblaient le prolongement et l'aboutissement de son oeuvre que j'ai sans doute trop fantasmé le film. J'y suis allé, sans m'en rendre compte, avec l'envie a priori de trop intellectualiser le film, obsédé à l'idée de voir en quoi il poursuivait thématiquement l'oeuvre du cinéaste alors qu'il fallait sans doute y aller de manière plus simple, plus direct pour laisser le film me cueillir. Et ce que je pressentais est en train d'advenir, je ne cesse de penser au film depuis que je suis sorti de la salle.
La majorité du film ne m'a pas posé de soucis en soi, je l'ai même grandement apprécié sur le moment (quels acteurs et quelle reconstitution !) bien que j'avais du mal a voir où il voulait en venir, car j'essayais encore une fois d'intellectualiser ce que je voyais. La fin m'a interloquée car tout ce qui précède nous mets en attente de la tragédie que l'on connaît. J'étais déjà en train de me préparer psychologiquement à voir le monde qui m'étais dépeint s'effondrer en quelques instants. Du coup, quand survient le retournement de situation, j'avoue que je n'ai pas compris ce que je voyais. Pire, le côté fun de la violence m'a dérangé sur l'instant. J'avais comme l'impression que Tarantino prenait le sujet (les meurtres de la secte Manson) à la légère et en faisant un sujet de plaisanteries grotesques. C'est pourquoi je disais que je n'ai pas compris la fin : pas compris au sens où je ne décodais pas la raison de cette scène et de ce retournement de situation. Evidemment, une fois le film finit et en commençant à prendre du recul, je vois mieux ce qu'il en est et me rend compte de mon erreur d'appréciation.
Je vois désormais ce qu'a voulu faire Tarantino : raconter cette époque par le prisme de ceux qui ont perdus : à la fois ceux qui ont été moqués, méprisés puis oubliés par Hollywood et ceux qui en sont morts. C'est pourquoi les critiques sur la représentation de Sharon Tate me semblent erronées. Le film n'est pas un biopic, Sharon Tate n'est ici qu'un "symbole" : l'innocence et la légèreté de l'époque massacrée par ce que cette même époque avait de pire. Et finalement, ce pas de côté, ce choix de ne pas faire gagner les salopards une nouvelle fois mais de les ridiculiser et de les faire être massacrés en quelques minutes par un Brad Pitt au sommet de sa coolitude est finalement une idée très mélancolique et émouvante.
Force est de constater que le voyage dans cet Hollywood de 1969 a quelque chose d'envoûtant, il y a évidemment des longueurs et Tarantino n'a sans doute plus le talent d'antant pour écrire des dialogues mais qu'importe, on se sent bien dans cet univers.
Bon, allez :
Once Upon a Time... In Hollywood : 8,5/10 (pour l'instant)
De mon côté, je n'ai senti aucune longueur, contrairement à Django ou Inglorious Basterds où certains dialogues m'avaient paru en trop.
Pour la fin, je n'ai pas du tout eu le même ressenti.
Je voyais venir le retournement de situation puisque Tarantino nous avait fait le coup avec la visite du Ranch Spahn, où il fait monter la pression avant que Pitt ne voit Bruce Dern en nous faisant croire que ça allait virer à l'horreur/gore et puis... pouf! Rien. Avec la tentative de meurtre finale, il fait pareil en faisant monter la sauce sur la dernière journée (voix off, rappel du timing) laissant penser qu'il s'agit d'une reconstitution, et puis pouf! Ca explose.
D'ailleurs pour savoir si tu as trop intellectualisé le film, t'as pensé à Scalp quand Pitt demande à l’auto-stoppeuse son âge?
Quel kiff ! J’aurais bouffé une heure de plus de balades en Cadillac avec Brad Pitt. Quelques longueurs sur certains films dans le film, mais rien de bien méchant. La fin est formidable.