Milkshake a écrit:Heatmann a écrit:
7 psychopathes : 5/10
J'avais prévenu j'aurais pensé que tu serais plus généreux.
The Master de PTA : 8/10
Quel duo d'acteur Phoenix/Hoffman
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, PTA leur offre une flopé de scènes ou ils peuvent plainement exprimer leur talent. Ca c'est du cinéma (mais qui va rebuter tout spectateur attendant un minum d'action ou de suspense)
Le sujet et le traitement me passsione mais soyons réaliste, on sent que sur le dernier tiers PTA a fait le tour de ses perso, ses thématique et son sujet. Il ne sait plus quoi dire, ça patine, la conclusion est faiblarde, The Master a beau avoir des passages oriniques drôle amère mémorable, un texte piquant, mais il laisse une impression de bobine pas complètement fini.
Je suis assez d'accord. Ce que l'ont peut reprocher au film je pense c'est sa forte ressemblance avec There Will Be Blood sur bon nombre d'aspects. TWBB était un film hommage au cinéma de Kubrick, notamment 2001 ou Shining, The Master, lui aussi, reprend beaucoup à Kubrick, que se soit sur un plan esthétique que scénaristique. Le cadre (1.85:1) ou même la photo rappelant les tableaux de Hopper et d'autres artistes américains du milieu de 20èùe siècle ne sont pas sans rappeler Barry Lindon, de même que le traitement son personnage principal mi homme - mi animal rappelle fortement l'introduction de 2001 mais également le personnage d'Alex dans Orange Mécanique (pulsions de violences et sexuelles). Finalement que reste-il au film de PTA? Signe t-il la fin d'une "trilogie" entamée quelques années plus tôt avec Punch-Drunk-Love et dont les ressemblance esthétiques sont fortes (le tableau, l'art et la folie, quelle soit douce, amère ou incontrolable). Qu'apporte The Master dans sa filmographiqe, quels en sont les enjeux?
La scène ou Phillip Seymour Hoffman déterre son manuscrit est absurde, elle est complètement ancrée dans le récit religieux, à un point près et non négligeable, cette scène se situe dans un décor complètement lunaire. Bien sûr on pourrait très vite faire le rapprochement avec la découverte du monolithe et l'interrogation sous-jacente de Kubrick à vouloir expliquer l'origine du monde, mais PTA souhaite au contraire développer une autre partie de la religion et des croyances en générale. En effet, le fin du film paraît étrange mais me semble aussi aboutie que pouvait-être celle de TWBB (assez ouverte, donc). La religion ne peut sauver les hommes autant que les hommes ne peuvent la sauver elle même de ses propres incohérences. L'objet cinématographique lui aussi est mis à rude épreuve durant tout le film, jouant sur ses codes et induisant le spectateur en erreur tout le long du film. Que se soit sur son introduction finalement fantasmée par son protagoniste, la scène ou une jeune femme semble vendre son corps plus que sa robe ou l'utilisation de plans astucieux (la montée dans la bateau compliquée là ou l'entrée est facile d'accès 5mètres plus loin). De part bon nombre d'aspects le film de PTA interroge et intrigue, le tout servi dans écrin d'argent. Ma note tient compte du haut niveau cinématographique de l'ensemble et non de la filmographie générale de PTA ou il est assez évident, The Master n'est pas son plus grand film.