
Pirates des Caraïbes : la fontaine de Jouvence (2011)
Réalisé par Rob Marshall
6,5/10
J’ai retrouvé avec un certain plaisir, mon pirate déjanté et facétieux préféré, Jack Sparrow, toujours en quête du Black Pearl. Ce quatrième épisode offre un petit plaisir coupable, celui de se replonger avec délectation dans les aventures de personnages truculents auxquels je me suis attachée, tels Jack, Gibbs ou Barbossa et de découvrir d’autres personnages qui deviendront tout autant mythiques, telle Angelica.
La Fontaine de Jouvence, marque le retour vers l’aventure, toujours agrémentée d’une bonne dose d’humour, mais sans les rebondissements alambiqués, les complots dans le complot et les alliances dans l’alliance qui plombaient l’ambiance des deux précédents films. Le vrai plus de ce film, c’est la relation tout en séduction et en fourberie de Jack/Angelica. Elle est véritablement le double féminin de Jack. L’alchimie entre Penelope Cruz et Johnny Depp fait des merveilles. Johnny Depp est égal à lui-même dans le rôle de Jack, toujours aussi chanceux, cabotin et charmeur. Le passage par la cour d’Angleterre est hilarant et offre une belle scène de poursuite dans les rues de Londres. Un petit clin d’oeil historique qui rappelle la lutte pour la suprématie maritime entre l’Espagne et l’Angleterre. La plus belle et la plus spectaculaire scène du film est incontestablement, celle de l’attaque des sirènes.
Malheureusement, le film est aussi doté de nombreux de défauts. Barbe-Noire est un peu en retrait et pas assez charismatique, pourtant Ian McShane ne manque pas d’atouts, mais son personnage est sous exploité. Même si les décors sont toujours aussi sublimes et le dépaysement garanti, ça manque cruellement de souffle épique, de batailles navales, d’abordages… de piraterie en somme ! C’est vraiment dommage, d’avoir créé ce superbe et inquiétant navire, le Queen Anne’s Revenge et de ne pas le mettre en valeur lors d’un combat dantesque. Nous avons juste droit à une petite escarmouche qui nous laisse sur notre fin. Les duels sont brouillons et manquent de limpidité. Il est vrai que l’intrigue se déroule souvent dans des ambiances très (trop) sombres. Enfin le plus gros bémol, c’est la relation nunuche du jeune prédicateur et de la sirène. Franchement insupportable ! D’autant que l’acteur surjoue en permanence et n’a aucun charisme. A me faire regretter, le couple Will/Elizabeth dont je ne suis pourtant pas fan, sauf dans le premier épisode.
Un épisode plaisant et divertissant, malencontreusement parsemé de défauts qui le rende très nettement inférieur au premier film, qui reste incontestablement le meilleur de la saga.