

Modérateur: Dunandan
waylander a écrit: Celui-ci j'ai du voir 1h12 de film j'ai stoppé le lecteur DVD. Impossible d'aller plus avant.
En tout cas l'évolution de l'écrit chapeau Poto !
Heatmann a écrit: la je vais faire grincer des dents mais j'aime vraiment pas john wayne![]()
Avec ce Pat Garrett Peckinpah réalise un western mélancolique et désabusé sur la mort d’une époque et le passage du temps le tout sur une musique originale de Bob Dylan , et ca presence au casting et a la B.O n'est pas un hazard , le symbole dylan et se qu'il represente vont avec les idees et thems du film , il est fort se Sam .. pfff what's not to like ? je vous l'demande !
L’époque charnière qui a vu dans l’ouest américain l’apparition de lois plus strictes et l’autorité des grands propriétaires s’affirmer, à la fin du 19ème siècle, enterrant une certaine idée de l’ouest et de sa liberté, a fait l’objet de très nombreux westerns deja ...Pat Garrett and The Kid s’inscrit donc bien dans cette thématique.
Ca raconte l’histoire de deux persos liés d’amitié, mais séparés par leurs réactions distinctes aux changements auxquels le pays est alors sujet : Pat Garrett, en devenant shérif, choisit de s’adapter à cette ère nouvelle ; Billy The Kid, lui, refuse de changer son mode de vie. Et ce n’est pas un hasard s’il est incarné par Kris Kristofferson, acteur et musicien s’inscrivant dans la vague contestataire née au milieu des années 60 aux Etats-Unis (comme Bob Dylan, qui joue dans le film et en signe la musique originale).
Nous assistons donc à la traque de Billy The Kid (le film se base sur de nombreux faits avérés historiquement, et la majeure partie des personnages ont existé ) par Pat Garrett qui, au fond, n’a que du mépris pour sa mission, ses commanditaires, et pour lui-même. Dans le rôle du shérif blasé, James Coburn, grandiose, traverse donc tel un fantôme (You are dead inside, lui lance sa femme au cours d’une dispute) des paysages mélancoliques sublimés par la caméra de Peckinpah, renonçant à sa propre nature pour survivre et s’adapter aux temps nouveaux.
Son allure, son air sombre, contrastent avec le personnage de Billy The Kid, qui incarne le refus de se plier aux lois conçus par les puissants ..
Les deux personnages prennent une dimension particulièrement symbolique lors de la scène nocturne finale, à Ford Sumner, où l’on voit successivement Billy au lit avec une mexicaine et Pat Garrett rôder autour de la maison en murmurant « Jesus…Jesus ». L’un représente l’insouciance, la liberté, tandis que l’autre est l’instrument de la fatalité, d’un changement qu’il ne désire pas mais auquel il s’est plié pour survivre.
Fossoyeur un peu contre son gre du vieil ouest, Pat Garrett tue une partie de lui-même en tuant Billy The Kid ; la chute du bandit est d’ailleurs filmée au ralenti et avant que son corps ne touche le sol, Pat Garrett tire dans le miroir qui reflète sa propre image : le montage des différents plans suggère donc que la mort physique du Kid représente aussi la mort spirituelle de son assassin.
Traversé de fulgurances (la scène ponctuée du Knockin’ on Heaven’s Door de Dylan est magnifique), Pat Garrett and Billy The Kid est un western aussi extraordinaire que La Horde Sauvage, moins violent et plus contemplatif (ce que les producteurs n’ont pas du tout apprécié, au point d’amputer sévèrement le film qui, heureusement, est aujourd’hui disponible dans un montage effectué d’après les notes de Peckinpah) et plus triste également.
Car si Pike Bishop et ses hommes trouvent, dans une bataille finale ahurissante où ils périront tous, la dignité et l’honneur, Pat Garrett, lui, ne trouve à la fin du film que la mort de son âme.
Vue pour la 1ere fois , et je me demande bien pourquoi j'ai attendue tout ce temp , car il y a vraiment tout ce que j'aime dans ce film ...
Avec Bad Lieutenant, Abel Ferrara signe son meilleur film ( meme si king of new york depote bien ) mais pas seulement ... alors Bad Lieutenant le film le plus abouti sur le thème de la rédemption ?le meilleur role d'harvey Keitel ? j'ai envie de dire oui aux deux meme si crossing guard le talone ..
Bad Lieutenant est une expérience cinématographique saisissante, un film triste et beau sur le pouvoir du pardon et la solitude profonde de l’être humain.
New-York, debut des années 90. Le fameux "Bad lieutenant" donc, est un flic ( non sans dec ' ! ) accros au crack, à la cocaïne, à l’héroïne et à l’alcool( ouai mauvais père de famille et pervers sexuel ( comment ne pas accepter un tel role ?!! dans le genre anti-heros ca met le pquet la ) Mauvais parieur au baseball, il accumule les dettes de jeu et s’enferme dans un quotidien particulièrement glauque et malsain.
Un jour, une nonnes est violée par des jeunes délinquants. Peu à peu, sans savoir clairement pourquoi, Keitel va montrer quelque intérêt pour cette sordide affaire, et tenter de faire parler la jeune femme qui refuse obstinément de dénoncer ses tortionnaires.
Ouai dans le genre glauque , depressif , pessimiste et melodramatique , la , ferrara il y va pas avec le dos de la cuillere !
Bad Lieutenant dresse probablement le portrait le plus saisissant , credible et realiste d’un individu fondamentalement seul, désespéré et drogué au dernier degré, et cela sans jamais verser dans le misérabilisme et la platitude ( souvent dans les film " sur la drogue ", sauf aussi salton sea qui claque ).
Le scenar est remarquablement pensé et construit , l’interprétation grandiose, habitée, de Harvey Keitel, ainsi qu’une réalisation et une photographie qui renforcent la dimension réaliste, brute et spontanée des différentes séquences : Ces trois éléments font que l’on est littéralement happé dans le quotidien obscur du personnage central, que celui-ci nous entraîne dans sa chute perpétuelle vers les comportements humains les plus bas, les plus abjects, les plus désespérés ...
OUai bad lieutenant c'est pas pour les tafiolles !!
Le film a été tourné rapidement, et le plus souvent Ferrara posait ses caméras dans les rues sans que quiconque en fut informé ; c’est notamment le cas de la scène finale, où la réaction de la foule est parfaitement authentique. Filmé le plus souvent à l’épaule et photographié d’une manière qui souligne l’aspect sale, sordide du quotidien du héros, le film adopte une esthétique conforme à cette volonté de dépeindre une réalité brute, laide, sans artifice , le moins que l'ont puissent dire c'est que c'est reussit .
La gestion du temps est également un élément clé dans Bad Lieutenant. Le montage est pensé de manière à rendre l’atmosphère pesante au possible. les scènes où le lieutenant se drogue et aussi la séquence où il se branle contre la portière d’une voiture conduite par deux adolescentes, sont délibérément longues pour accroître le malaise du spectateur ( et franchement on est bien mal a l'aise ) et ce sentiment de vide et d’ennui qui caractérise la vie des protagonistes.
jdisait que le scenar est super bien construit un peu plus haut et il faut en effet souligner l’intelligence d’avoir mis en parallèle la première scène du film, ou le lieutenant emmène ses enfants à l’école en voiture, et la scène où il emmène les deux violeurs. Père indigne et agressif dans la première scène, il est le père qui pardonne dans la seconde, face à ses deux jeunes qui représentent ses enfants au sens biblique du terme.
et pis la fin
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