[Olrik] (`0´)ノ  映画 2025 !

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C'est dur d'être un homme : Mon Torajirô à moi - 7/10

Messagepar Olrik » Mar 25 Mar 2025, 15:19

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Tora-san 12
C'est dur d'être un homme : Mon Torajirô à moi

Yôji Yamada - 1973


Toujours essayer de faire du neuf avec une recette déjà éprouvée depuis onze épisodes, c’est de nouveau ce que parvient à faire Yamada avec ce douzième opus. Comme d’habitude, l’histoire est fragmentée en deux parties, la première se concentrant sur un épisode de la vie de la famille Kuruma (ici, Sakura et Hiroshi décident d’offrir un voyage à Kyushu à leur oncle et à leur tante : tout le petit monde part donc pour quatre journées de vacances, tandis que Torajirô reste à Shibamata pour surveiller la boutique), la seconde à la rencontre entre Torajirô et une nouvelle madone (Ritsuko, une artiste peintre qui est la sœur d’un ancien pote de Tora).
Le thème de l’éloignement avait déjà largement été utilisé, avec Tora pensant subitement à sa famille et éprouvant le besoin de la revoir, ou bien les membres des Kuruma ne cessant d’évoquer dans leurs discussion ce diable de Torajirô. Chose intéressante ici, Yamada joue avec un éloignement qui n’est pas complet, puisque le téléphone permet un rapprochement le temps d’une brève discussion, le soir venu. Ce sera l’occasion pour Yamada d’utiliser pour la première fois d’un split screen et de jouer du ressort comique de cette bonté tyrannique qui est le propre de Torajirô. Il est tellement infect au téléphone qu’il n’est pas loin de pourrir le voyage de sa famille ! Mais l’on s’en doute, ce n’est que pour mieux jouer sur la corde sensible quand le voyage arrivera à son terme et que les Kuruma se retrouveront (bonne utilisation comique aussi du poulpe).
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Les joies de la famille Kuruma en un split-screen.


Quant à la madone, si elle reste moins touchante que la précédente joué par Ruriko Asaoka, elle est originale pour différentes raisons. D’abord par la scène de rencontre avec Torajirô qui se fait en deux temps, le premier donnant carrément lieu à des insultes, et il s’en faut de peu pour que Tora utilise la boîte à gifles (par la suite, il sera plus raisonnable, égale à lui-même, en fondant devant le beau visage que lui fera Ritsuko pour se réconcilier après ce mauvais départ). Ensuite par la raison qui fera que l’amour de Torajirô ne pourra être concrétisé, raison qui, une nouvelle fois, permet d’éviter la redite. Ses proches disent souvent de lui qu’il se fait toujours jeter. C’est inexact, ou du moins exagéré. En fait, il y a toujours chez les madone une forme d’acceptation, une manière d’entrouvrir la porte pouvant laisser supposer qu’un jour, Torajirô pourra un jour poser pour de bon sa célèbre valise (valise aussi iconique que mystérieuse d’ailleurs).

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Re: [Olrik] (`0´)ノ  映画 2025 !

Messagepar Mark Chopper » Mar 25 Mar 2025, 15:44

J'avais trouvé cette madone assez fade. Difficile de passer après Lily en fait.
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Re: [Olrik] (`0´)ノ  映画 2025 !

Messagepar Olrik » Mar 25 Mar 2025, 17:00

Keiko Kishi, une des rares japonaises de l'époque à avoir joué dans un film français : elle a donné la réplique à Jean Marais dans "Typhon sur Nagasaki" :
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Et bonne filmo, elle a joué avec pas mal de maîtres. Mais oui, avec Lily, la barre était un peu haute.
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Zelig - 7/10

Messagepar Olrik » Mer 26 Mar 2025, 14:47

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Zelig
Woody Allen - 1983


À cause d’un traumatisme, Leonard Zelig a développé une incroyable capacité, celle de se transformer physiquement pour adopter son corps à son environnement. Ainsi, en présence de noirs, sa peau se foncera d’elle-même. Et le mimétisme ne s’arrête pas là puisque son esprit montre aussi de stupéfiantes facultés d’adaptation. Mettez un psychiatre devant lui, il prétendra être lui aussi un médecin tout en donnant des précisions sur ses théories en psychanalyse, ou bien des détails sur sa correspondance avec Freud lui-même.

Le tour de force est d’avoir opté pour le documentaire parodique. Alternant témoignages de personnes réelles (Bruno Bettelheim, Susan Sontag, Saul Bellow…) et images d’archives, Allen montre un art consommé du détournement, avec parfois des moments ahurissants et vraiment drôles (la séquence sur le merchandising à la gloire de Zelig, le « charleston-caméléon » créé en son hommage, et surtout le passage en Allemagne, alors qu’Adolf est en pleine bourre, et où Zelig, d’origine juive mais à ce moment de son histoire passablement perturbé, décide... de rejoindre le parti nazi ! Voir l’insertion de Woody Allen où se trouve Hitler est franchement savoureux et assez virtuose d’un point de vue technique, à une époque où l’on n’avait évidemment pas les moyens pour émuler en deux clics un certain type de pellicule.
Après, je dois avouer que passé la première demi-heure – assez éblouissante –, j’ai eu tendance à m’ennuyer un brin une fois que les différents mécanismes du « documenteur » ont été bien exposés. Le genre de film dont la drôlerie est comme phagocytée par un concept voué à une certaine répétition (et j'ai été moyennement convaincu par l'histoire d'amour qui se tisse en Zelig et sa psychanalysten, jouée par Mia Farrow). Cependant un tour de force à voir au moins une fois. Dans le genre du « mockumentary », Zelig fait certainement office de petit chef-d’œuvre.
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Home from the sea - 7,5/10

Messagepar Olrik » Sam 29 Mar 2025, 11:24

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Home from the Sea (Furusato)
Yôji Yamada - 1972


A quoi ressemblerait un film de Tora-san sur un mode sérieux, dramatique, en phase avec les transformations industrielles de l’époque ? Probablement à Home from the sea. D’abord parce qu’on entre dans un territoire connu : outre Chieko Baisho, on retrouve Gin Maeda (cette fois-ci dans le rôle d’un beau-frère parti vivre à la ville), Chishû Ryû (dans le rôle du beau-père) et enfin Kiyoshi Atsumi dans celui d’un modeste poissonnier. À cela s’ajoute le goût de Yamada pour les petites gens, pour une pauvreté qui s’accomode d’elle-même et dont la richesse vient de liens tissés avec le voisinage et de profondes racines dans un endroit qui a une âme, une histoire.

Mais voilà, si dans Tora-san la famille Kuruma s’accommode de sa relative pauvreté (les friandises fabriquées par l’oncle et la tante leur permettent finalement de vivre sans trop de soucis financiers ; quant à Torajirô, c’est la débrouille érigée en art de vivre), ce n’est pas le cas de la famille de Seiichi Ichizaki, marin qui utilise son modeste bateau en bois pour transporter des rochers sur des sites de construction. Son vaillant navire vieillit, le moteur montrant des signes de faiblesse, et il ne peut surtout lutter contre les titanesques bateaux en acier qui peuvent transporter dix fois plus de poids. Ajoutons qu’une fois le réservoir rempli d’essence, il ne reste quasiment plus rien pour subvenir à la famille d’Ichizaki, composée d’une femme, de deux filles et de son vieux père.

Dès lors, que faut-il faire ? Suivre l’exemple de son frère, parti vivre à Hiroshima, départ qu’il a pris comme une trahison ? Ou bien rester et réparer le moteur, quitte à s’endetter ? Au-delà de l’aspect financier, vital pour lui et sa famille, il y a l’aspect existentiel : on n’imagine pas les Kuruma quitter un jour leur cher quartier de Shibamata. Eh bien, c’est ce qui est en train de se jouer pour les Ichizaki.

Pourtant, les images de leur village n’ont a priori rien d’extraordinaire (les couleurs sont plus délavées par rapport à celles d’un épisode de Tora-san, donnant un aspect quasi documentaire au film). Mais c’est à cette époque toute la magie de Yamada qui, associé au fidèle Tatsuo Takaha à la photographie, et bénéficiant d’une musique discrète et inspirée de Masaru Satô, parvient à rendre touchante l’atmosphère de ce trou perdu ainsi que les réticences du couple à le quitter.

Cela dit, le départ semble inéluctable, ce qui ne sera pas le cas du personnage joué par Kiyoshi Atsumi qui, au passage, montre qu’il était parfaitement capable de ne pas se limiter à son personnage de Torajirô. Pourtant, d’une certaine manière son personnage de poissonnier y fait penser. Il n’a pas de boutique, il se contente de vendre sa marchandise dans la rue avec une gouaille tranquille. Mais cette fois-ci, ce ne sera pas à lui de quitter la ville à la fin de l’histoire. Son personnage, à l’image de celui de Chishu Ryû, a eu la chance de pouvoir enfouir profondément ses racines dans le village, et il ne demande rien d’autre que d’y passer toute sa vie – et on peut penser qu’il y parviendra, on n’imagine pas un poissonnier mettre la clé sous la porte dans un village côtier). En plus d’être le témoin d’un bout de son histoire, il sera sa mémoire, son âme pourrait-on dire, tant le personnage incarne (tout comme Torajirô) une sorte de sensibilité populaire, mélange de simplicité et de bienveillance.

Par rapport à l’esthétique de la célèbre saga de Yamada, Home from the Sea pourrait donc être perçu comme une proposition inversée à un film de Tora-san. Moins comique (même pas du tout), plus grave, et en même temps d’une belle fatalité qui se contente d’accepter plutôt que de gémir, un peu à l’image de ces jeunes gens partis vivre à la ville dans Harakara. C’est ainsi, c’est l’époque qui le veut, mais d’un autre côté, cela n’empêche pas les souvenirs et, qui sait ? la possibilité un jour d’un retour.
Un très beau film qui ferait presque regrette que la saga Tora-san ait été aussi tentaculaire dans la filmographie de Yamada.

7,5/10

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Re: [Olrik] (`0´)ノ  映画 2025 !

Messagepar Mark Chopper » Sam 29 Mar 2025, 11:28

Un très beau film qui ferait presque regrette que la saga Tora-san ait été aussi tentaculaire dans la filmographie de Yamada.


40 films hors Tora-san, c'est déjà énorme.
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Re: [Olrik] (`0´)ノ  映画 2025 !

Messagepar Olrik » Sam 29 Mar 2025, 19:28

Quantitativement, c'est sûr qu'il y a de quoi se mettre sous la dent. Ce que je regrette, c'est qu'il y en a eu peu durant la saga Tora-san, particulièrement dans les années 70 (seulement 4). Or, ces 4 films sont tous excellents, dommage qu'il y en ait pas eu davantage. Et puis, sur le plan photographique, j'avoue que j'ai un faible pour cette décennie.
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Re: [Olrik] (`0´)ノ  映画 2025 !

Messagepar Mark Chopper » Dim 30 Mar 2025, 17:23

Olrik a écrit:Erreur : son dernier est Mom, is that you ? et date de 2023.
Il va encore en sortir un, c'est sûr ! :mrgreen:


Mais oui ! https://letterboxd.com/film/tokyo-taxi-2025/

Le pitch, le casting : je signe.
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Messagepar Olrik » Lun 31 Mar 2025, 20:21

Ça vend plus du rêve que ses derniers. Retour de Baisho à l'écran, ça va être touchant de la revoir à son grand âge, filmée par Yamada. Et je suis curieux aussi de voir ce qu'il va faire de Kimura.
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Re: [Olrik] (`0´)ノ  映画 2025 !

Messagepar Olrik » Lun 31 Mar 2025, 20:33

Par contre, le projet est inspiré d'Une Belle course, avec... Line Renaud et Dany Boon. Bon, faisons comme si on n'avait pas lu cette info.
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Re: [Olrik] (`0´)ノ  映画 2025 !

Messagepar Mark Chopper » Lun 31 Mar 2025, 20:49

Il a déjà travaillé avec Kimura.
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Jigoku - 6,5/10

Messagepar Olrik » Ven 04 Avr 2025, 17:06

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Jigoku
Tatsumi Kumashiro - 1979


Aki est le produit d’une relation adultérine qui a coûté cher à ceux qui l’ont entreprise : aussi bien le père que la mère ont été tués par le mari trompé. Aki a pu naître in extrémis, sortant de l’utérus d’une femme laissée pour morte, ce qui a donné à penser aux témoins qu’Aki est en fait née en Enfer. Vingt ans plus tard, la voilà devenue une pilote de course, mais le quotidien commence à devenir pour elle franchement dangereux, comme si des forces mystérieuses s’acharnaient à la faire périr. Le hasard l’amène à son lieu de naissance où elle découvre la famille assez détraquée qui a autrefois refusée de l’accueillir et dont le père est celui qui a tué ses parents…

J’avoue, ce qui m’a d’abord incité à mater Jigoku est la plastique sensuelle de Mieko Harada. Dame ! Comme on devine que l’on va être plongé dans les différents cercles de l’Enfer, à la manière du Jigoku de Nobuo Nakagawa, autant s’infliger des émotions plus douces (surtout lorsqu’elles se font sous la houlette d’un spécialiste du pinku). Et puis, Harada est une excellente actrice. Dans le film, elle a su donner à son personnage suffisamment de fièvre pour accentuer le malaise que peut ressentir le spectateur devant cette famille qui est déjà une sorte d’antichambre de l’enfer.
On peut être rebuté par un aspect daté dû à des effets à la fois théâtraux et cheap, mais il faut reconnaître à Kumashiro d’être allé narrativement et formellement au bout de son projet, avec force visions dantesques que l’amateur de récits de fantômes japonais ne peut qu’apprécier, même si, finalement, on sortira du film en ayant surtout à l’esprit les affres liées à une famille de cauchemar.

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Insider (The) (2025) - 3/10

Messagepar Olrik » Sam 05 Avr 2025, 09:26

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The Insider
Steven Soderbergh - 2025


Alors O.K., j’ai vu le film en fin de semaine. J’étais peut-être fatigué, davantage réceptif à un Tora-san qu’à un film d’espionnage bavard. Cela expliquerait alors pourquoi je ne suis pas entré dans le trip. Mais à la réflexion, peut-être aussi que le film n’est après tout qu’un pur exercice de style froid, vain et désincarné. D’une certaine manière, il m’a rappelé Ocean’s Eleven qui avait proposé un divertissement à base de paillettes et de bling-bling, déjà accompagné par la musique de David Holmes. Le film avait eu un certain succès populaire mais je me souviens que je m’y étais passablement emmerdé, avec cette mise en avant d’un « cool » exacerbé se faisant au détriment d’une intrigue et de dialogues qui ne m’avaient jamais vraiment emporté.

Dans The Insider, on cause, on cause même beaucoup. Mais à aucun moment je n’ai eu envie de faire l’effort de me plonger dans ces dialogues afin de saisir le poids, les enjeux des paroles. Soderbergh semble avoir voulu livrer un spectacle cérébral et bureaucratique stylé, mais quand cela se fait par des personnages qui restent opaques, peu intéressants, eh bien on serait tentés d’abandonner la partie en cours de visionnage et d’aller voir du côté d’autres classiques plus palpitants (on pense à Mankiewwicz). Se farcir la gueule impassible en plâtre de Fassbinder pendant 1H30 ? Pitié ! À la rigueur, j’avoue avoir été intrigué par la présence de Brosnan. Eh quoi ! James Bond devenu vieux et désormais une huile du MI5, je me disais que ça pouvait pimenter la chose. Mais en fait, non, le personnage est sous-utilisé. À un moment, on le voit dans un restaurant japonais pour manger un poisson encore à demi vivant (plat qui s’appelle « Ikizukuri »). C’est finalement bien à l’image de ce film froid dont la vie essentiellement verbeuse indiffère.
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Lumberjack the Monster - 6/10

Messagepar Olrik » Sam 05 Avr 2025, 14:31

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Lumberjack The Monster
Takashi Miike - 2023


Toujours un peu peur avant de lancer une bobine de Miike. C’est qu’avec le recul, on s’aperçoit qu’Audition reste le pic incontestable dans sa production et que depuis, on se retrouve face à des œuvres alternant le nanar irregardable au film mainstream sans intérêt (The Great Yokai War). Tout au plus avais-je trouvé divertissant le jeu de massacre de Lesson of the Evil, mais je m’aperçois que ça date déjà un peu (2012 !)
Bref, je me lance dans ce Lumberjack the Monster et, bon, allez, on ne va pas être trop méchant, ce n’est pas trop mal. D’abord parce que le film m’a très vite donné l’impression d’être à la conjonction de trois influences : comme l’histoire est en rapport avec des enfants sur lesquels on fait subir des expériences, on songe d’abord à Akira (ainsi d’ailleurs est prénommé le personnage principal, lui-même autrefois victime de ces expériences), mais aussi à Monster, l’un des chefs-d’œuvre de Naoki Urasawa, ne serait-ce que par l’utilisation d’un livre pour enfant franchement macabre. Enfin, je n’ai pas pu m’empêcher à Orange Mécanique, mais cette fois-ci de manière inversée. Dans le film de Kubrick, la méthode Ludivico a pour objectif d’annihiler les pulsions de violence, ici il s’agit de mettre un implant cérébral afin d’accentuer ces pulsions. Problème pour le pesonnage d’Akira, son implant est détraqué et le voilà désormais en proie à des nausées quand il a envie de faire le psychopathe.
Ces influences sont sympathiques et permettent à Miike de tisser sans trop de problème son intrigue deux heures durant. Après, est-ce si différent de certains dramas policiers jouant d’effets sanglants ? J’ai trouvé que ça restait relativement sage en comparaison de ce qu’avait pu faire autrefois Miike. Et je ne suis pas sûr du choix de Kazuya Kamenashi dans le rôle d’Akira. En l’entendant parler, j’ai trouvé que sa voix rappelait fortement celle de Takuya Kimura, acteur pouvant aussi bien se fondre dans le rôle d’un connard froid que dans celui d’un personnage attachant. Or, je me suis assez peu préoccupé de ce qu’il pouvait arriver du personnage de Kamenashi.
Bref, sans être exceptionnel, Lumberjack permet de s’offrir une séance thriller sans prétention. En tout quoi de quoi m’inciter à tenter ma chance avec le dernier film de Miike, Shin Abarenbō Shōgun.

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Re: Insider (The) (2025) - 3/10

Messagepar Alegas » Sam 05 Avr 2025, 17:20

Olrik a écrit:Se farcir la gueule impassible en plâtre de Fassbinder pendant 1H30 ?


Tu devais être vraiment fatigué pour voir ça. :mrgreen:
"Our films were never intended for a passive audience. There are enough of those kinds of films being made. We wanted our audience to have to work, to have to think, to have to actually participate in order to enjoy them."

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