Excellent puisque ce livre est un assemblage de lettres (de la plus courte à la plus longue ; de la plus insignifiante et sans intérêt à la plus profonde et personnelle) où Tolkien n'hésitait pas à répondre à des fans qui le questionnait à propos de son œuvre, de son univers etc...il y a même des lettres d'auteur à éditeurs : Tolkien est perçu par le lecteur comme quelqu'un de très humble, de très ouvert et très méticuleux quant à sa passion : les langues. Il dit clairement que ce qui a engendré la Terre du Milieu est sa passion pour la linguistique, les étymologies etc..et que l'histoire s'est composée après cela. Il se montre souvent sévère à l'égard des étudiants qui analysent son œuvre et répète souvent le diction de Gandalf :
" qui brise quelque chose pour découvrir ce que c'est a quitté la voie de la sagesse".Il se révèle est un véritable amoureux de la Nature mais surtout des arbres : il parle même des araignée qu'il ne tue pas et qu'il sauve même de la noyade quand celles-ci squattent sa baignoire. Alegas prends-en de la graine.
Très complet (plus de 300 lettres) et une personnalité qui se révèle d'elle-même (et non pas par la biais d'un étranger extérieur à la vie de l'auteur qui en ferait une analyse finalement personnelle).
Anecdotes: son personnage "favori" est Faramir puisqu’il lui correspond en bien des points (et le rêve de la vague qui engloutit une pile était un rêve récurrent pour Tolkien) d'où la fascination pour l'Atlantide et l'histoire de Numénor).
Quelques détails du roman sont venus d'eux-mêmes pendant l'écriture.
L'auteur se dit "extérieur" au roman et parle de lui comme s'il n'en connaissait qu'une partie tout en laissant des choses dans l'ombre d'où parfois des descriptions "comme "peut-être que les Ents" ou "il est fort probable que Sam aurait pu" et cie.
On le savait déjà mais il le répète souvent: il est contre l'allégorie et les interprétations de son livre. Fervent catholique mais sans s'être mis martèle en tête de faire de son épopée une transposition contemporaine des textes bibliques.
Très ouvert mais aussi très posé, un peu fainéant et peu voyageur, il était , sans s'en douter, le parfait petit hobbit bien installé avec sa pipe.
