Running Man
(The Running Man)
de Paul Michael Glaser
[1987]
Los Angeles, 2019. Des candidats, sélectionnés parmi la population carcérale, s'affrontent à mort dans le cadre d'une émission de télévision à succès.


La critique du monde de la télévision est plutôt bien rentre dedans et c'est plaisant pour une anticipation qui promettait car l'idée est empruntée à Stephen King. Maintenant la mise en scène peine pas mal. Le cinéaste signe un pur produit de consommation qui tourne uniquement autour de son acteur principal, mais le problème c'est que ce dernier ne se foule pas vraiment et ses répliques sont d'un ridicule sans nom, parmi ses plus mauvais films à ce niveau.
Le réalisateur mondialement connu pour son rôle de Starsky dans la série série TV des années 70, n'est pas très bon à ce poste, son film souffre d'un rythme inégal et la partie qui devait être le moteur essentiel en terme d'action n'est qu'un plat servi diète où les scènes d'action se suivent, se ressemblent mais surtout elles sont d'un autre âge. On croirait que le film a été mis en boîte par un papy. Les prises de vues, le choix des couleurs notamment un rouge nocturne foireux qui cache plus qu'il ne montre.
Il faut attendre 40 minutes pour se farcir le temps attendu moment du lancement de ce reality show mais bizarrement la partie qui s'en sort le meiux c'est celle qui précède ce coup d'envoi, avec des prisonniers qui s'évadent, ce qui nous vaut une explosion cranienne sympatoche quoi qu'avec le temps ça ne passe plus très bien. Arnold barbu, cigare au bec annonciateur d'un style que John Mctiernan utilisera à bon escient dans Predator. Après on a la petite scène de l'aéroport où Schwarzy joue sa meilleur carte et encore ça ne vole pas bien haut car il se fait choper comme un bleu. Après il fera une bonne sieste jusqu'à la fin du film. J'en gardais pourtant de bons souvenirs, gamin je prenais plaisir à le revoir avec toujours le même entrain mais là il faut reconnaître que c'est un film plus que moyen et Arnold signe l'une des ses pires interprétations. Ca me fait chier de devoir déplorer autant de mauvaises choses pour un film que j'affectionnais auparavant, comme quoi avec le temps certains films peuvent morfler.
Le film semble tout de même pomper sur le film de Yves Boisset sorti en 1982, Le Prix du Danger, avec Gérard Lanvin. Beaucoup de points communs à commencer par son présentateur télé. Le film de Boisset a bien meilleure réputation.