Un petit compte-rendu de mes séances du Bloody Week-end, a un film près, ça n'a été que de la révision donc je ferais court :
Le Retour des Morts-Vivants 3 - Brian Yuzna (1993)

Après un second opus pas terrible, Yuzna reprend le flambeau de la saga en y injectant sa patte grand-guignolesque super iconique, plus un élément inattendu mais qui étrangement fonctionne bien sur la durée, le romantisme déjà présent dans Re-Animator avec une portée encore plus décadente cette fois où le perso de Mindy Clarke va de plus en plus s'auto-mutiler et son petit ami lui feignant de pas voir qu'elle a changé se voue a une fin malheureuse. Pourtant le film garde un bon dosage de comédie, notamment par la kitscherie assumée des acteurs (les Latinos

) ou des décors (une base militaire top secrète dans ce film, c'est un hangar avec des containers) et offre son habituel climax final où on s'y donne a cœur joie sur les prothèses qui explosent, du vrai cinéma qui tâche, a mi-chemin entre la jouissance pure et le plaisir coupable.
Un des films cultes de ma période "vidéo-club" tout simplement, mais le voir en présence de son géniteur, c'est encore mieux ! Rien que pour l'avoir entendu se marrer au moindre passage gore, franchement je kiffe Yuzna qui reste a presque 70 balais un grand gamin dans l'âme.
7,5/10
Doghouse - Jake West (2009)
Je craignais avec un tel pitch un sous-Shaun of the Dead pas folichon, pourtant Doghouse m'a emballé des les premières minutes, notamment par le rythme très soutenu choisi par Jake West dont on sent le passif de clippeur mais également par son script qui est très drôle, même si j'avoue que je suis toujours très client des clichés sexistes,
Doghouse va vraiment loin dans son délire "femmes emmerdeuses/mecs branleurs" (le comble étant la découverte de l'origine du virus

) sans parler de la manière toujours efficace de faire monter les gags (le truc du PV, vous pouvez demander a Jack j'en rigolais encore après avoir vu le film

). Voilà un vrai bon film de zomblards no-brainer a l'esprit 80's mais avec un fond pas si idiot sur les rapports actuels homme/femme qui mérite d'être découvert.
7/10
Mother's Day - Charles Kaufman (1981)
Voilà une bouse que je ne voulais pas me retaper,
Mother's Day a vraiment une réputation qui me dépasse chez les Tromaphiles en étant vendu comme le ou l'un des chef-d’œuvre de la firme or je continue a le voir comme une œuvre qui tente un numéro d'équilibriste bien trop ardu pour son réalisateur qui a visiblement voulu péter plus haut que son cul, en mélangeant satire humoristique sociale et horreur redneck, sauf que tout est mal dosé et on perd tout crédit devant ce que l'on mate (la scène
"revenge" foutue comme un training montage a la
Rocky avec une musique horriblement plagiée au synthé

). Sans parler du plan final qui est d'une honte absolue.
2/10
Waxwork - Anthony Hickox (1988)

Comment faire pour rendre hommage a tout un pan du cinéma d'horreur old school quand on est jeune, anglais et qu'on baigne dans ce monde depuis toujours ?
Waxwork est la réponse a ça. Hickox prend le train en marche de cette période fun de l'horreur pour donner un coup de jeune a de nombreuses références et ce dans un seul et même film, grâce à une idée excellente, celui du musée de cire qui permet d'alterner les univers mais aussi d'optimiser le faible budget, en se contentant d'un seul décor abstrait a chaque fois (une cabane pour le loup-garou, un tombeau pour la partie égyptienne, etc...) et balançant un climax anthologique où Patrick McNee en chaise roulante tabasse du monstre ou explose de la chauve souris au magnum

(d'ailleurs pendant la présentation du film, Hickox s'est carrément excusé auprès de nous car il avait mal géré son argent et a du revoir ses ambitions pour la fin, ceci dit on ne ressent jamais ça par un montage au cordeau).
Pour un premier film, Hickox fait preuve d'une réelle maitrise du genre, ainsi qu'une intégrité a toujours illustrer ce qu'il aime voir en tant que spectateur (chose qu'il continuera de prouver par la suite), un brave mec en somme.
8/10